Discours de Lorraine Mitchelmore lors de la plénière de clôture sur le rapport de vérité et réconciliation du Canada

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Président Housakos, président Scheer, ministre O’Toole, mesdames et messieurs…

La Conférence est honorée d’être sur la Colline du Parlement, lieu où sont étudiés les enjeux de notre pays et sont établies les lois qui nous gouvernent.

Je me rappelle clairement mon dernier passage ici en 2008, quand j’étais participante à la Conférence. Je me disais que chaque Canadien devrait avoir le privilège de visiter ce berceau de notre démocratie.

Une grande partie de ce qui fait la fierté de notre pays résulte des discussions qui ont lieu dans ce lieu historique. Et comme nous l’avons constaté cette semaine, des éléments douloureux, hideux et cruels de notre passé ont aussi été examinés en ces murs.

Comme le Président Housakos l’a si bien exprimé, le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada nous a tous émus au plus haut point. Je sais que notre pays peut et, de manière plus importante, veut faire face à ces injustices. Cette question doit concerner dans une même mesure les législateurs qui agissent sous ce toit.

Ce ne sont toutefois pas seulement nos politiciens qui doivent diriger le Canada comme un pays, et non pas deux. Chacun d’entre nous ici présents, chacun des dirigeants que nous sommes, doit s’informer et consentir à être informé sur les injustices passées pour que nous puissions mener correctement nos organisations et nos communautés.

Bien que les lois de notre pays soient représentées par la Chambre des communes et le Sénat, il est primordial que l’éthique et la morale qui sont les piliers de nos organisations et de nos communautés soient représentées par des leaders comme vous.

On n’accusera peut-être pas notre génération et la mienne d’avoir exploité les pensionnats dont on nous a parlé. Là n’est pas la question. Votre génération et la mienne ne veulent pas que les futures générations de Canadiens croient que nous avons reconnu ces injustices passées sans chercher à agir – à faire des changements visant la pleine participation à notre société de chaque membre de la communauté canadienne souhaitant faire partie intégrante du meilleur pays du monde.

Vous avez vu beaucoup de choses lors de vos déplacements au Canada. Le gouverneur général et moi serons heureux de vous entendre dévoiler au cours des deux prochains jours ce que vous en aurez appris. Ce soir, nous profiterons de notre présence ici. C’est aussi ce soir, au cœur de notre démocratie, que je vous demande de vous engager avec moi à participer activement à la progression d’un pays uni… à nous comprendre les uns les autres autant que possible… à être honnêtes au sujet du passé… et à travailler à un avenir où tous pourront être fiers de leur pays et certains de pouvoir y connaître la réussite.

C’est là que réside, à bien des égards, la raison d’être de la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership.

Je vous remercie, président Scheer et président Housakos. Nous souhaitons que votre travail soit couronné de succès. Et nous n’oublierons pas celui que nous devons, nous aussi, accomplir.